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Léa Moukanas :
La Gen Z prend le pouvoir !

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On est une génération qui va changer le monde.

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Léa #Moukanas appartient à la #GénérationZ et, à 21 ans, est la plus jeune de nos MatriochK mais elle est surtout connue pour avoir été la plus jeune présidente d’association caritative d’Europe, quand en 2015, du haut de ses 15 ans, elle crée #Aïda, une association qui mobilise aujourd’hui 80 000 #jeunes par an dans les hôpitaux. Des jeunes lycéens ou étudiants qui s’engagent pour d’autres jeunes de leur âge touchés par un #cancer.
Léa Moukanas a une pensée riche de son action permanente et de ses racines libanaises. Aujourd’hui, elle fait partie des 10 co-fondateurs du #CollègeCitoyenDeFrance, aux côtés de Tania de Montaigne, de l’artiste #JR, de Julien #Neutre, d’Edouard Bergeon et de bien d’autres acteurs de la société. Cette nouvelle école prépare les responsables publics de demain, avec pour devise « Changer le #monde, ça s’apprend »

Léa Moukanas est l’autrice de 2 romans : « La Machine à remonter le temps » et « Ulysse chez les Phéniciens ».

Extrait :

Léa Moukanas : Quand je me suis engagée avec Aïda, je pensais que l’âge était un handicap parce que j’avais 14 ans, parce que je montais mon association, parce qu’on me disait que j’avais pas ma place à l’hôpital parce que j’étais trop jeune. J’ai longtemps menti sur mon âge, je disais que j’avais 10 ou 15 ans de plus et je prenais les vêtements de ma mère, je me maquillais beaucoup à 14-15 ans pour avoir l’air plus vieille, puis après les gens m’ont définie par mon âge aussi : « C’est la plus jeune présidente d’association d’Europe et c’est génial parce qu’elle est jeune ». Et ça a été quelque chose de, à l’opposé, très lourd parce que évidemment c’est génial d’avoir des gens qui vous soutiennent et en même temps ce qu’on fait sur le terrain chez Aïda c’est pas seulement défini par notre âge.

Sandra Freeman : Quand on est jeune, comment on se dit qu’on a quelque chose à donner ? Est-ce qu’on a l’impression qu’on a déjà assez reçu, ou est-ce qu’on ne se pose pas la question ?

Léa Moukanas : On se pose pas la question, on fait. Je crois que moi je me suis jamais posé de question au départ, je m’en pose beaucoup plus aujourd’hui mais au départ on avait juste envie de faire, on avait juste envie d’être utile.

Sandra Freeman : C’est quoi ? Une pulsion ?

Léa Moukanas : C’est une urgence, je crois.

Sandra Freeman :  Qu’est-ce qui définissait l’urgence ?

Léa Moukanas : J’avais l’impression qu’on était dans un état d’urgence constant et que tout devait être fait tout de suite parce qu’il ne fallait pas perdre de temps, et il fallait aller vite. Il y avait trop de besoin sur le terrain, il y avait trop de gens qui avaient besoin d’aide pour qu’on puisse s’arrêter.

Sandra Freeman : Comment avez-vous été sensibilisée au sujet que vous vouliez traiter et à l’urgence qui vous paraissez si puissante ?

Léa Moukanas : Ma grand-mère est tombée malade quand j’avais 14ans, elle avait une leucémie, donc un cancer du sang et elle est décédée très rapidement. Et à l’hôpital, je me suis rendue compte qu’il y avait des jeunes de mon âge qui avaient la même maladie qu’elle, ça m’a marquée parce que eux étaient entourés d’adultes toute la journée, et c’est là où je me suis dit « Ok, il y a peut-être quelque chose à faire parce qu’on a le même âge, on parle le même langage et c’est pour eux que j’ai envie de m’engager aussi ».

Sandra Freeman : Et donc l’idée de s’engager pour quelqu’un du même âge, donc là la question de l’âge compte, du moment de vie compte, vous pensiez que pouviez partager quoi ?

Léa Moukanas : La transmission entre les âges compte mais pas l’âge en tant que tel. Les 15-25 ans, les jeunes à l’hôpital ,c’est des tranches d’âges à part, c’est des adolescents et des jeunes adultes. C’est pas des enfants, c’est pas des adultes, il faut vraiment qu’ils aient un accompagnement, une prise en charge qui soit adaptée. C’est ce qu’on a essayé de faire aussi en montant Aïda, c’est de se dire « Comment est-ce qu’on recrée, comment est-ce qu’on refait entrer l’adolescence à l’hôpital. Et comment est-ce qu’on recréer vraiment l’univers de l’adolescent, l’univers du jeune adulte dans l’hôpital. »

 

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